En mai a eu lieu la fête juive de Pentecôte (Shavuot). Célébrée 50 jours après Pessah, la Pâque juive, c’est la deuxième des trois grandes fêtes de pélerinage du judaïsme. Sa liturgie et les coutumes (les fleurs, l’étude la nuit) permettent d’en découvrir le sens
La liturgie
À l’époque de Jésus, les agriculteurs montaient pour offrir les prémices de leur récolte en action de grâce. À la suite de la destruction du second Temple en 70 après J.-C., la fête se recentra sur la commémoration de l’Alliance au Sinaï, du don de la Torah et du décalogue…
Le rouleau de Ruth. Une des raisons du choix de Ruth est que l’histoire racontée dans le livre a pour arrière-plan les travaux agricoles de l’époque de Shavuot. Par ailleurs, une tradition rapporte que le roi David (descendant de Ruth) serait né et mort le jour de Shavuot. C’est pour cette raison que, dans certaines communautés, des passages des Psaumes sont lus l’après-midi.
Coutumes et traditions
Les synagogues sont ornées de fleurs et de plantes vertes pour rappeler que nous sommes à l’époque des moissons. Il est possible d’y voir le rappel des cérémonies d’offrande des prémices à l’époque du Temple.
Et pendant
la nuit de Shavuot
Les juifs se réunissent pour étudier la Torah jusqu’à l’aube. C’est une coutume très répandue. Cette étude, appelée tiqoun (réparation), doit réparer la défaillance de ceux qui n’eurent par la force de veiller lorsque le Saint, béni soit-il, donna la Torah au Sinaï. Mais cette veille consiste en premier lieu à attendre l’heure où les ancêtres d’Israël reçurent les paroles divines. L’origine de cette coutume est à chercher dans la kabbale du XVIe siècle. Le but est de revivre l’expérience du Sinaï dans le feu et dans la joie.